L’explosion du fret postal transfrontalier dans le Monde (focus sur l’Union Européenne).

17 décembre 2019
J’accompagne, forme et conseille différents acteurs de l’écosystème (retailers, e-commerçants, grossistes, fabricants, marques) pour les aider à tirer leur épingle du jeu dans un environnement complexe et concurrentiel.
J’aide les décideurs B2B/B2C à faire de bons choix en matière de technologies, de prestataires, d’acquisition puis les accompagne à long terme dans le déploiement des stratégies ecommerce & retail sur leur site web, en marketplaces, en point de vente et sur tous les canaux existants.
Julien Fontaine

entrepreneur e-commerce & consultant freelance au service de la transformation digitale de votre business.

Les achats transfrontaliers se développent à un rythme de croissance deux fois supérieur à celui des marché domestiques. On estime que le commerce électronique transfrontalier atteindra $1.000 milliards dans le Monde en 2020. Le volume de petits colis en provenance des pays en développement vers les pays développés a explosé, car une part de plus en plus importante du commerce international passe par les postes nationales, plutôt que par les routes commerciales habituelles vers les grossistes. Son développement reste menacé par des accords commerciaux internationaux bousculés par l’Administration Trump, des administrations fiscales qui s’adaptent à ce raz-de-marée. Les commerçants doivent proposer des services de transport moins chers, plus rapides et plus sûrs. Les douanes des pays importateurs doivent faire face à ces volumes croissants.

Temps de lecture : 7 minutes, temps d’assimilation : des heures.

Plan de l’article
1) Le marché cross-border mondial B2C : $1.000 milliards, 1/4 du marché en 2020
2) Les consommateurs en ligne achètent à l’étranger
2-1) La Chine : 38% des achats transfrontaliers en Europe, 57% aux Etats-Unis, 83% en Russie
2-2) Etailers les plus populaires : Amazon, Alibaba, eBay, Wish
2-3) Marchandises & valeur
2-4) Pays exportateurs : la Chine gagne 10% de parts de marché sur 3 ans
2-5) 45% du e-commerce transfrontalier européen est généré par des vendeurs de l’UE
3) Les attentes des clients : des livraisons plus rapides et moins chères
4) Le fret mondial de colis : 2.760 colis par seconde en 2018
5) 38% à 45% du fret crossborder mondial est expédié depuis la Chine
6) L’explosion du volume de petits colis
7) Le défi des transporteurs, des douanes et des logisticiens
8) De nouvelles réglementations sur l’importation
9) Des tensions commerciales internationales

IPC estime que les revenus mondiaux du commerce électronique transfrontalier représentaient 15% du commerce électronique total en 2015, et que cette part passera à près d’un quart d’ici 2021 (à plus de $1.000 milliards, plus de quadruplé par rapport à 2015).

1) Le marché cross-border mondial B2C : $1.000 milliards, 1/4 du marché en 2020

  • Le marché mondial du B2C transfrontalier est passé de $304 milliards à $994 milliards entre 2015 et 2020
  • Les consommateurs qui achètent sur un site étranger sont passés de 361 à 943 millions dans le Monde
  • 54% des consommateurs américains ont déclaré avoir effectué des achats en ligne sur un site étranger.
  • 67% des consommateurs américains faisant des achats à l’étranger achètent parce que les prix y sont plus bas (49%) ou parce qu’ils peuvent trouver des produits qui n’existent pas chez eux (35%)
  • 35% achètent sur des sites basés en dehors de leur pays d’origine contre 26% en 2014
  • Environ 2/3 des consommateurs consacrent au moins 10% de leurs dépenses mensuelles en ligne à l’achat sur un site étranger.
    Invesp

Selon DHL, le commerce électronique transfrontalier représentait 15% des ventes mondiales en 2015. Avec 2 fois le taux de croissance du marché domestique (25%), il devrait représenter 22% des ventes en 2020. Selon Accenture les achats transfrontaliers représentent 20% des ventes mondiales en 2019 (taux de croissance annuel de 29%). Selon la CCI Paris, il devrait atteindre près de 30 % des échanges internationaux d’ici 2020 (contre 16 % en 2016)

D’ici 2020, plus de 2 milliards de e-shoppers dans le monde réaliseront 13,5% de leurs achats en ligne, ce qui équivaut à une valeur marchande dépassant les $4.000 milliards.

LES ATTENTES DES VENDEURS AUGMENTENT. LES POINTS DE DOULEUR DU CROSSBORDER :

  • 60% Prévention de la fraude
  • 60% Paiements transfrontaliers / multidevises
  • 52% Droits de douane
  • 50% Conformité aux réglementations locales
  • 43% Logistique et livraisons
  • 36% Langue
  • 27% Service client
  • 21% Retour sur investissement
  • 18% Générer la demande
    Global eCommerce Expansion Report

2) Les consommateurs en ligne achètent à l’étranger

Une étude de 2018 d’IPC sur l’ecommerce transfrontalier a été menée en ligne auprès d’un échantillon d’environ 33.000 consommateurs dans 41 pays et 27 langues. Le groupe cible est celui des acheteurs en ligne transfrontaliers fréquents, qui ont acheté des biens physiques en ligne au moins une fois au cours des trois derniers mois et qui ont effectué un achat en ligne transfrontalier au cours de l’année dernière.

2-1) La Chine : 38% des achats transfrontaliers en Europe, 57% aux Etats-Unis, 83% en Russie

Sur les données mondiales de l’étude d’IPC : 40% des produits avaient une valeur inférieure à 25€, 84% une valeur inférieure à 100€ et 84% pesaient moins de 2kg (pris en charge par les accords de l’UPU), 71% ont été livrés par la poste, 62% ont eu la livraison offerte, 16% ont payé des droits de douane, 8% ont retourné leur commande. 47% ont déclaré que le colis tenait dans leur boîte aux lettres.

Les pays européens au dessus de la moyenne de 38% sont l’Angleterre (50%), la France, l’Espagne, l’Allemagne (43%). Parmi les pays européens, seuls l’Irlande (Royaume-Uni : 59%), la Belgique (Pays-Bas : 33%), le Luxembourg (Allemagne : 59%), la Suisse (Allemagne : 40%), l’Autriche (Allemagne : 70%) et Chypre (Royaume-Uni : 26%) achètent dans un autre pays avant d’acheter en Chine.
57% des acheteurs américains coutumiers des achats en ligne à l’étranger ont acheté en Chine. 83% en Russie, 62% au Brésil, 29% au Japon.
Les acheteurs chinois achètent d’abord au Japon (23%), aux Etats-Unis (14%) et à Hong-Kong (12%).

2-2) Etailers les plus populaires : Amazon, Alibaba, eBay, Wish

Dans l’ensemble, les etailers les plus utilisés pour les achats transfrontaliers étaient des marketplaces : Amazon (23%), Alibaba (16%), eBay (14%), Wish (10%), Lazada (3%), soit 67% des achats en marketplaces.
33% des achats ont été faits directement sur le site du marchand.

2-3) Marchandises & valeur

Les marques de petit électroménager chinoises sont-elles en train d’aspirer la concurrence ? Article de Valentin Karimpour de foxintelligence à lire à ce sujet :
“Depuis le premier semestre 2018, les marques chinoises représentent près de la moitié des ventes réalisées sur les places de marché du petit électroménager (PEM) d’entretien. Elles n’en représentaient que 8% au premier semestre 2017. Au S1 2019, le top-3 chinois représente déjà 43% des ventes de PEM d’entretien sur les marketplaces quand le top-3 non chinois en représente 27%”.

2-4) Pays exportateurs : la Chine gagne 10% de parts de marché sur 3 ans

En 2018, la Chine a représenté 36% des achats transfrontaliers. Viennent ensuite l’Allemagne (13%), le Royaume-Uni (12%), les États-Unis (11%). La France, le Japon et Hong Kong représentaient chacun 3%, l’Australie, les Pays-Bas et la Corée du Sud 2%. (IPC)

La part de la Chine a augmenté de 10 points en 3 ans. En revanche, les quatre autres pays les plus importants ont tous baissé sur la période. La part américaine a notamment baissé de 4 points, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France de 3 points.

2-5) 45% du e-commerce transfrontalier européen est généré par des vendeurs de l’UE

En 2018, Cross-Border Commerce Europe dans son étude Top 500 Cross-Border Analysis Report calculait que 23% du commerce électronique en Europe est transfrontalier. L’étude a également montré que le commerce électronique transfrontalier en Europe (voyages non compris) représentait 95 milliards €, dont 55% générés par des détaillants situés dans l’Union Européenne, (17% par les marketplaces européennes) et 45% par les vendeurs étrangers. Avec 33 milliards € pour les marketplaces venant de l’international, elles ont 35% de parts de marché du crossborder européen. Les sites de vente directe hors UE ont 10% du marché. Les marketplaces, européennes et étrangères ont 44% du marché dont 30% pour Amazon.

Le marché transfrontalier total en Europe s’élevait à 52,25 milliards € l’année dernière. Et 17% provenaient de marketplaces européennes. Voici le top 20:

Cross-Border Commerce Europe s’attend à ce que davantage de marketplaces de niche se lancent en Europe. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, elles sont déjà très populaires. Il y a par exemple Newegg pour l’électronique, Reverb pour les musiciens, Zibbet pour les artistes indépendants, artisans et collectionneurs vintage, Houzz pour les architectes d’intérieur, Wayfair pour les accessoires de maison et les meubles et Folksy pour l’artisanat.

La part des achats effectués en ligne en France auprès d'un vendeur hors UE (eurostat).
La part des achats effectués en ligne en France auprès d’un vendeur hors UE (eurostat).

En 2018, les revenus du commerce électronique transfrontalier en Europe (voyages inclus) s’élevaient à 137 milliards €. Il s’agit d’une augmentation de 13,2% par rapport à 2017. La part transfrontalière du commerce électronique total en Europe est de 22,8%. CBCommerce prévoit une croissance de 79% en 4 ans, pour atteindre 245 milliards € en 2022.

Taille des marchés des colis au sein des Etats Membres de l’UE (2017)

Taille des marchés des colis au sein des Etats Membres de l’UE (2017)

3) Les attentes des clients : des livraisons plus rapides et moins chères

Du point de vue des consommateurs, les coûts d’expédition élevés (ou la crainte que les coûts d’expédition qu’ils le deviennent après le passage en douanes) et les longs délais de livraison sont ce qui les dissuade d’acheter transfrontalier. Ceci dit, avec une croissance si importante, c’est un défi qui mérite d’être relevé.

Principales raisons de l’abandon de panier : le coût et la vitesse de livraison sont les principales préoccupations.

Selon Accenture, les attentes des clients :

LES ATTENTES DES CONSOMMATEURS ÉVOLUENT : ELLES SONT DE PLUS EN PLUS ALIGNÉES POUR LES LIVRAISONS TRANSFRONTALIÈRES ET LA LIVRAISON DOMESTIQUE :

  • 70% veulent des informations claires sur les frais de livraison avant l’achat
  • 57% un processus de retour simple et fiable
  • 57% le retour gratuit
  • 54% la livraison gratuite sur les achats au dessus d’un certain montant
  • 51% un calculateur de coûts de dédouanement

4) Le fret mondial de colis : 2.760 colis par seconde en 2018

Le monde a expédié 87 milliards de paquets soit 2.760 colis par seconde en 2018 (+16,7% par rapport à 2017). La Chine représente à elle seule 60% des envois postaux (50,5 milliards de colis) selon Pitney Bowes. Malgré une incertitude commerciale sans précédent, le rapport prévoit que ce chiffre va plus que doubler au cours des six prochaines années et atteindre 200 milliards de colis d’ici 2025 avec un taux de croissance annuel de 13,7% pour 2019-2023.
Plus d’infos ici : Chiffres clés du fret mondial b2b et b2c pour les colis de moins de 31,5 kg.

5) 38% à 45% du fret crossborder mondial est expédié depuis la Chine

Selon une information du China Daily ce 26 novembre, “les colis expédiés de Chine représentent 38% des colis transfrontaliers dans le monde, ont annoncé mardi les autorités postales du pays. 70% de ce fret est expédié par China Post en 2018.
Le réseau postal sous l’Union Postale Universelle est le principal canal d’expédition transfrontalière d’articles de commerce électronique”, a déclaré Liu Aili, président du groupe China Post.
Selon l’Administration générale des douanes chinoises, la poste est en passe de devenir une option incontournable pour la logistique de commerce électronique transfrontalier, en raison de sa large couverture, de son coût peu élevé et de sa rapidité.
Les chemins de fer sont le pilier du transport terrestre transfrontalier de la Chine, livrant plus de 10 millions d’articles à 24 pays à travers l’Europe jusqu’à présent, selon le China Post Group”.

Selon Accenture les colis expédiés de Chine représenteront 41% du fret crossborder B2C dans le monde en 2021.

Sur un commentaire Charles Brewer, CEO de Click & Connect, sur mon post Linkedin à propos des 38% de PDM chinoises : “I don’t think that is correct, it is more, my data says it is +45%

6) L’explosion du volume de petits colis

Selon Accenture, en 2017, 72% des colis transfrontaliers pesaient moins d’un kg, 84% moins de 2 kg. Entre 2015 et 2017, le poids moyen des colis à baissé de 12%, qui confirme la croissance du ecommerce et des achats qui se développent sur le segment des “petits” produits.
Les expéditions Express ont augmenté de de 9 à 19% sur les Etats-Unis, la Canada, l’Australie et ont baissé sur l’Europe de 2 à 6% selon le pays de destination.

La figure ci-dessous montre la croissance du nombre de colis envoyés au niveau national et international par les services postaux depuis 2000. Le fret international a presque triplé en 16 ans, alors que le fret domestique n’a pas doublé.
La raison de cette tendance est que le nombre de transactions en ligne B2C transfrontalières augmente, tandis que leur la valeur moyenne diminue, générant des flux internationaux plus fréquents de colis plus légers et moins chers.
Par exemple, parmi les colis achetés à l’étranger l’an dernier, 40% des produits avaient une valeur inférieure à 25€, 84% une valeur inférieure à 100€ et 84% pesaient moins de 2kg tandis que 47% des personnes interrogées lors de l’IPC Cross-Border 2018 ont indiqué que les colis reçus étaient suffisamment petits pour tenir dans leur boîte aux lettres.
D’après The Atlantic : “Le nombre de colis reçus de l’étranger aux États-Unis a explosé ces dernières années. Le service postal américain a livré 175 millions de lettres et colis d’outre-mer au cours des trois premiers mois de 2018, contre 97 millions à la même période en 2013, selon l’USPS.”

7) Le défi des transporteurs, des douanes et des logisticiens

Alors que le commerce électronique a entraîné une baisse du courrier postal traditionnel, il a surtout provoqué une croissance exponentielle du transport de petits colis.

Les retailers avertis doivent capter une clientèle dont les exigences dictées par le rythme de la vie moderne sont en constante évolution et de plus en plus exigeantes. Les transporteurs doivent améliorer l’expérience de livraison tout en se tournant vers de nouveaux modèles commerciaux viables.

Le défi pour les autorités douanières est peut-être encore plus grand. Toutes les agences ont du mal à faire face à ce phénomène nouveau, notamment celles en charge des mesures sanitaires et phytosanitaires, des biens culturels, des articles contrefaits, du trafic de drogue, des armes, du blanchiment d’argent, des espèces animales menacées… Leurs systèmes de dédouanement sont conçus pour faire face aux gros envois de conteneurs, pas d’énormes flux de petits colis. L’augmentation du volume des expéditions submerge déjà les autorités douanières des pays importateurs, en particulier ceux avec une infrastructure obsolète. 150 millions de colis annuels échapperaient au contrôle douanier dans l’UE selon Gérald Darmanin dans Les Echos.

La réalisation du commerce électronique se caractérise désormais par des cycles plus rapides, des expéditions plus petites, une atomisation des stocks/inventaires et le passage d’une chaîne d’approvisionnement à un réseau d’approvisionnement. Ces réseaux changent fondamentalement, créant une nouvelle réalité de livraison. Les vendeurs doivent positionner leur stock au plus près des clients et multiplier les zones de livraison. Les entrepôts et “Fulfillment Centers” se développent à travers le Monde, directement par les marketplaces (Amazon, Alibaba, Cdiscount, ManoMano, Lazada…) ou des solutions de “Cross Border Fulfillment” indépendamment de celles-ci.

8) De nouvelles réglementations sur l’importation

Devant l’ampleur de la croissance du commerce électronique transfrontalier, les administrations fiscales des pays importateurs réagissent :
introduction de nouvelles taxes transfrontalières (TPS en Australie, conflit commercial actuel sino-américain avec relèvement des taxes aux Etat-Unis)
suppression des franchises sur les “envois à valeur négligeable” (EVN) (France, 2021)
remise en cause et redéfinition des tarifs de l’Union Postale Universelle qui subventionnent les exportations des pays en voie de développement par les pays développés.
Les consommateurs de ces pays réagissent déjà à l’augmentation des droits et taxes. L’avenir proche reste incertain.

9) Des tensions commerciales internationales

La guerre commerciale sino-américaine fait rage depuis début 2018. Même si les tensions qui semblent s’apaiser (les accords « Phase One » conclus ce 15 décembre) peuvent donner l’espoir de jours meilleurs, on ne peut que constater que les efforts d’Alibaba se concentrent sur l’Europe, la Chine et l’Asie en général.
Depuis le début de la guerre commerciale sino-américaine en 2018, la Chine est passée de la première à la troisième place des partenaires commerciaux des États-Unis. Au cours des 9 premiers mois de 2019 seulement, les États-Unis ont enregistré une baisse de 13,5% des produits importés de Chine, en raison d’une augmentation des droits de douane. Selon Axios, les importations américaines en provenance de Chine ont baissé de 23,1% d’une année à l’autre.


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Julien Fontaine

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